L’association La Chrysalide, qui fête ses 50 ans d’actions, a organisé un colloque sur l’insertion.
| L’INTÉGRATION, PRIORITÉ NUMÉRO UN |
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C’est à l’Hôtel de Région que l’association Chrysalide a fêté ses 50 ans. L’association de parents et amis de personnes handicapées mentales organisait, vendredi, un colloque sur « l’intégration dans tous ses états ». Avec la tenue de différents ateliers déclinant l’intégration par l’école, le travail, le logement et les loisirs. Son président, Marc Vigouroux, parle « d’une relance de la dynamique d’intégration dans les entreprises et les écoles » depuis la loi de février 2005 pour l’égalité des droits et des chances.
Les actions de la Chrysalide pour l’insertion sont multiples. A Marseille, une soixantaine d’enfants et d’adolescents sont accueillis, partiellement, en milieu scolaire. D’après Marc Vigouroux, la rentrée prochaine devrait en accueillir 90. Concernant l’activité professionnelle, cette association a créé, en 2006, un Etablissement et service d’aide par le travail (Esat) hors les murs. Sa vocation : « Mettre à la disposition des entreprises des personnes en situation de handicap mental ». Embauché à la Sodit (moteurs diesel) depuis 3 ans, Didier Cacace a auparavant fait un stage de 2 ans au centre d’aide par le travail des Citronniers. « Je fais du conditionnement. J’ai les mêmes droits que les autres, ça se passe très bien avec mes collègues ouvriers ». De son côté, la Région n’a pas attendu la loi de 2005 pour faire quelque chose. « Sa compétence en matière de transports la conduise, explique Stéphanie Van Muysen, l’élue déléguée aux personnes handicapées, à renouveler les rames, à réhabiliter les gares en rehaussant les quais, en installant des ascenseurs et des passerelles » pour les rendre accessibles aux différentes formes de handicap. Malvoyant et habitant du Prado, Gérard Maurras peste contre les deux et les quatre roues. « Je ne comprends pas qu’on puisse mélanger piétons et vélos sur le même trottoir. Moi, je ne vois pas la frontière et je ne les entends pas arriver ». « C’est une catastrophe, une erreur monumentale de penser plus aux véhicules qu’aux piétons ». Et d’énumérer les voitures garées sur les passages cloutés et les trottoirs, les travaux qui sont un obstacle…. Sur son fauteuil roulant, Armand Benichou révèle la difficulté de trouver un logement adapté. Il espère que « la Communauté urbaine fera évoluer les choses en matière de circulation, de voirie et de logement dont elle a la compétence ». Invité d’honneur le pédopsychiatre Marcel Rufo considère qu’il faut « essayer de vaincre nos peurs par rapport à l’autre, faire un effort dans la communication ». Pour le psychiatre, « les nouveaux migrants, ce sont les handicapés ». « De la même façon que la cité phocéenne a été capable d’intégrer les immigrés, elle aurait tout à gagner à faire de l’intégration des handicapés sa priorité « . L’école, selon lui, devrait relever le prochain défi. « C’est un enrichissement mutuel. Pour avoir une génération moins bête, il faut intégrer les handicapés ».
PIEDAD BELMONTE |
C’est à l’Hôtel de Région que l’association Chrysalide a fêté ses 50 ans. L’association de parents et amis de personnes handicapées mentales organisait, vendredi, un colloque sur « l’intégration dans tous ses états ». Avec la tenue de différents ateliers déclinant l’intégration par l’école, le travail, le logement et les loisirs. Son président, Marc Vigouroux, parle « d’une relance de la dynamique d’intégration dans les entreprises et les écoles » depuis la loi de février 2005 pour l’égalité des droits et des chances.