Du temps pour que les mentalités évoluent

Publié le par octapeh

Actualité Saint Omer

Du temps pour que les mentalités évoluent

mardi 17.06.2008, 05:03 - La Voix du Nord

 

Il a fallu vingt-sept ans pour passer de la première loi sur l'égalité des chances en 1978 à la loi de 2005, véritablement prise en compte. La preuve que les mentalités ont évolué. L'ASHP en a été le témoin. En même temps qu'elle a aidé les handicapés à s'affirmer.

En tant que président de l'ASHP et membre du comité technique d'accessibilité, Jean Lemarié a vu les mentalités évoluer. À titre personnel d'abord, «  quand on a fondé l'association, je n'osais pas me mettre en maillot à la plage. Je peux le faire aujourd'hui. À l'époque, on cachait les personnes handicapées ».

On les intègre de plus en plus à la réflexion. Dans le monde du travail, «  on les prend plus au sérieux ». C'est pareil dans le cadre de l'accessibilité des personnes à mobilité réduite aux lieux publics aussi. «  Il y a trente ans, quand j'entrais dans un magasin, on me prenait pour un enquiquineur. Mais il a fallu presque trente ans pour qu'on nous prenne en compte. » Vingt-sept ans exactement, entre la première loi sur l'égalité des chances de 1978 et celle de 2005. Un tas de décrets sont nés entre-temps «  qui ont eu du mal à être appliqués  ».

Pour le créateur de l'ASHP, le docteur Hubert Boutteau, qui fondait, en même temps que l'association, le service rééducation du centre hospitalier d'Helfaut, l'association sportive des handicapés physiques « a contribué à l'insertion des handicapés dans la vie de la société, Même si j'ai, sur ce thème, un point de vue partial, commente-t-il. Mais le fait d'aider les personnes handicapées à bouger, à se déplacer et à se surpasser, c'est quelque chose. On avait, à la création de l'association, une adhérente qui n'avait aucune autonomie. Quand elle a eu son brevet de vingt-cinq mètres à la piscine, ça a changé sa vie. Ça veut dire que le bien-être passe aussi par la capacité à réaliser des choses ».

À Saint-Omer, la nouvelle municipalité a montré, via une réunion organisée en avril, qu'elle souhaitait intéresser au handicap. «  C'est une bonne avancée. Mais il faut que ça dure », confie Jean Lemarié. Qui rappelle ce qu'avait fait l'ancienne municipalité, déjà, pour les personnes handicapées. «  De la place Foch à la gare de Saint-Omer, tout le parcours a été simplifié. » Reste beaucoup à faire.

Notamment en matière de transport (lire ci-dessus). «  On espère que ça va prendre son essor. » • J-L.D.

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Publié dans News régions

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