Aide handicap: les auxiliaires de vie scolaire protestent contre leur précarité

Publié le par octapeh

Les auxiliaires de vie scolaire (AVS), qui aident les enfants handicapés à l'école, protestent contre leur précarité et demandent au gouvernement la création d'un "vrai métier de l'accompagnement scolaire et social", dans une lettre ouverte rendu publique jeudi.

L'Unaïsse, association d'auxiliaires de vie scolaire créée voici un an, dont la démarche est soutenue par plusieurs syndicats de l'enseignement (Sgen-CFDT, SNUIpp-FSU, etc.) et des associations (Fnaseph, APF, etc.) demande une professionnalisation des AVS, aujourd'hui "personnel précarisé, jetable, et sans aucune perspective d'avenir".

"Certains d'entre nous exercent depuis presque dix ans, sous le statut d'emplois-jeunes puis d'assistant d'éducation ou de CAE et CAV (emplois aidés, ndlr), statuts encore plus précaires", explique l'Unaïsse.

L'association proteste aussi contre la formation insuffisante des AVS. "Est-il légitime de parler de +personnel compétent+ quand celui-ci n'est pas formé aux missions qui lui incombent, vit en-dessous du seuil de pauvreté (mi-temps imposé rémunéré 530 euros par mois), n'a pas de soutien institutionnel, ni de connaissance précise sur le handicap avant la prise de fonction", interroge-t-elle.

"La quantité ne peut remplacer l'évaluation qualitative", dit l'association, qui reconnaît que le nombre d'enfants handicapés scolarisés augmente, conformément à la loi Handicap 2005, mais craint que la "qualité du service" ne suive pas.

D'ici un an, rappelle l'association, "les premiers AVS recrutés en 2003 sous contrat d'assistant d'éducation vont devoir quitter leur fonction alors qu'ils ont capitalisé des compétences", et ceci "sans aucune perspective", et au détriment des élèves "livrés à d'éternels débutants".

Quelque 22.000 AVS accompagnent pour cette rentrée les enfants handicapés, dont près de 20.000 individuellement, pour moitié assistants d'éducation dépendant de l'Education nationale, dont les contrats ne peuvent dépasser 6 ans, pour l'autre moitié emplois aidés (CAE ou contrat d'avenir), de deux ans maximum.

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