« La majorité des handicaps ne se voit pas »
Cette semaine, plusieurs responsables de ressources humaines d'entreprises mayennaises participent à des simulations d'entretiens d'embauche avec des personnes en situation de handicap.
Des simulations d'entretiens d'embauches sont organisées dans le cadre de la semaine pour l'emploi des personnes handicapées. Exemple à Mayenne.
« La partie essentiel d'une embauche, c'est l'entretien. Là, on est dans les mêmes conditions de stress, même si l'ambiance est quand même un peu plus conviviale. C'est un gros plus. » Aude, 31 ans, est l'une des participantes à l'atelier de simulation d'entretien d'embauche organisé hier à Mayenne. Et elle ne regrette manifestement pas d'être venue. « C'est vraiment un bon entraînement. »
Huit autres personnes sont venues participer à ces sessions organisées avec les responsables ressources humaines de trois grosses entreprises du département. Le concept est simple : après l'entretien, le recruteur explique au demandeur d'emploi les éventuelles erreurs à corriger dans son attitude ou dans ses paroles. Objectif : permettre aux demandeurs d'emplois de mettre un maximum de chances de leur côté.
Résultat ? « On a ici des profils très différents, explique Mélanie Dufeu, responsable des relations humaines de TPH (services télécoms). Certains ont déjà de l'expérience et une très bonne formation, d'autres pas du tout. Et certaines personnes ne sont pas sûres de leur projet professionnel, donc elles n'arrivent pas rassurées à l'entretien. Mais c'est à la personne qui recherche un emploi de rassurer le recruteur ! Alors un conseil, n'hésitez pas à appuyer sur vos points forts ! »
Plein de handicaps possibles
« Le but de cette opération est aussi de faire connaître aux entreprises les différentes situations de handicap possibles, explique Marie-Ange Bechu, chargée de mission Cap emploi pour le Nord-Mayenne. On veut leur montrer qu'il y autant de handicaps que de personnes handicapées, et pas seulement des personnes en fauteuils roulants ou déficientes intellectuelles. La majorité des handicaps sont des handicaps qui ne se voient pas. » Vérification dans la salle : sur neuf personnes, aucune n'a de handicap visible.
Mais les entreprises sont également ici par intérêt. « Chez nous, on a toujours un peu de difficulté à trouver des personnes en situation de handicap », explique Vincent Lardeux, responsable Relations humaines chez Socopa, entreprise d'abattage et de transformation de viande de porc. « Notre objectif, c'est de nous faire connaître auprès de cette population. Nos métiers ont la réputation d'être difficiles, mais des postes sont adaptables selon le handicap. Par exemple, une personne ayant des difficultés auditives peut venir travailler chez nous sans problème. C'est avant tout une question de compétences. »
Pour les chercheurs d'emploi, l'objectif de la journée n'était pas de décrocher un poste, simplement de s'entraîner à passer un entretien d'embauche. Pour autant, le responsable RH avoue : « une des personnes rencontrées aujourd'hui pourrait travailler chez nous, on va sans doute faire un essai. »
Thierry SOULARD.
Huit autres personnes sont venues participer à ces sessions organisées avec les responsables ressources humaines de trois grosses entreprises du département. Le concept est simple : après l'entretien, le recruteur explique au demandeur d'emploi les éventuelles erreurs à corriger dans son attitude ou dans ses paroles. Objectif : permettre aux demandeurs d'emplois de mettre un maximum de chances de leur côté.
Résultat ? « On a ici des profils très différents, explique Mélanie Dufeu, responsable des relations humaines de TPH (services télécoms). Certains ont déjà de l'expérience et une très bonne formation, d'autres pas du tout. Et certaines personnes ne sont pas sûres de leur projet professionnel, donc elles n'arrivent pas rassurées à l'entretien. Mais c'est à la personne qui recherche un emploi de rassurer le recruteur ! Alors un conseil, n'hésitez pas à appuyer sur vos points forts ! »
Plein de handicaps possibles
« Le but de cette opération est aussi de faire connaître aux entreprises les différentes situations de handicap possibles, explique Marie-Ange Bechu, chargée de mission Cap emploi pour le Nord-Mayenne. On veut leur montrer qu'il y autant de handicaps que de personnes handicapées, et pas seulement des personnes en fauteuils roulants ou déficientes intellectuelles. La majorité des handicaps sont des handicaps qui ne se voient pas. » Vérification dans la salle : sur neuf personnes, aucune n'a de handicap visible.
Mais les entreprises sont également ici par intérêt. « Chez nous, on a toujours un peu de difficulté à trouver des personnes en situation de handicap », explique Vincent Lardeux, responsable Relations humaines chez Socopa, entreprise d'abattage et de transformation de viande de porc. « Notre objectif, c'est de nous faire connaître auprès de cette population. Nos métiers ont la réputation d'être difficiles, mais des postes sont adaptables selon le handicap. Par exemple, une personne ayant des difficultés auditives peut venir travailler chez nous sans problème. C'est avant tout une question de compétences. »
Pour les chercheurs d'emploi, l'objectif de la journée n'était pas de décrocher un poste, simplement de s'entraîner à passer un entretien d'embauche. Pour autant, le responsable RH avoue : « une des personnes rencontrées aujourd'hui pourrait travailler chez nous, on va sans doute faire un essai. »
Thierry SOULARD.
Ouest-France
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