Lionel Malvoisin : bien vivre son handicap au quotidien
IL s'appelle Lionel Malvoisin. Il habite Rancennes. Agé de 26 ans, Lionel est agent au service technique de la ville de Givet. « On m'a donné ma chance. Je l'ai saisie… et j'en suis heureux », Lionel est épanoui, bien dans sa peau. Pourtant, il est touché par une hémiplégie cérébrale et est handicapé à 60 %. « De naissance », précise-t-il. « J'avais un an lorsque mes parents s'en sont rendu compte ».
Lionel parle de sa jeunesse, de sa scolarité… : « Je n'ai jamais eu de problème. Je n'ai jamais été confronté à des moqueries ou autres. Mon handicap ? Je n'y pense pas. Je vis avec… et je le vis très bien ». Ecoles maternelle et primaire à Rancennes, collège à Givet, école technique à Philippeville, le jeune Rancennois évoque son parcours
scolaire, l'obtention de son brevet.
Les années passent. Son souhait ? « Travailler ». Pas évident. Surtout que le boulot ne court pas les rues. Et lorsque l'handicap s'en mêle.
Lionel ne se décourage pas. Il écrit, postule… S'arme de patience. Début 2002, réponse de la mairie de Givet qui le convoque pour un entretien d'embauche. « Nous recherchions trois agents de voirie », se souvient Jean Chirouze, maire adjoint de l'époque, chargé du personnel communal. Beaucoup de candidats sont passés devant le bureau de sélection composé de Jean Chirouze et Robert Itucci, représentant la municipalité, ainsi que Patrice Sybels, responsable du service voirie et des espaces verts. « Dans sa présentation, dans ses propos se dégageaient la
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Malgré les problèmes d'articulation de sa main gauche liés à son handicap, Lionel assure. « C'est un agent exemplaire », souligne Robert Itucci. Titularisé le 1er mai 2006, Lionel se consacre aux rues du Petit Givet. « Mon handicap physique, ce n'est pas un problème. J'essaie de faire le maximum de rues. Je suis bien accueilli par les riverains. Ils m'aiment bien. Et je les aime bien », Lionel s'investit dans son travail. Par tous les temps, il répond présent.
17 heures. La journée de travail s'achève. Retour à Rancennes. « Mon handicap physique, ce n'est pas un problème », martèle Lionel.
Voici trois ans qu'il a passé son permis de conduire et aujourd'hui, il pilote une Clio automatique. « Pas de souci. Je suis autonome. Ça soulage un peu le quotidien », soupire-t-il.
Des loisirs ? Lionel consacre ses heures de détente à la pétanque, à la musique (il aime Renaud, Brel…), à la randonnée pédestre (avec le RACLS lors de la marche internationale ou la marche de nuit).
Jean-Pierre Charrieau