L'emploi des handicapés en légère amélioration
Le taux d'emploi des personnes handicapés n'est qu'une moyenne qui cache des situations très différentes. Le handicap poursuit globalement son avancée dans le monde de l'entreprise. Mais il reste encore beaucoup à faire, comme le confirme la dernière étude de l'Agefiph.
Doucement mais sûrement ? Ce pourrait être le qualificatif qui conviendrait pour commenter les résultats de la dernière enquête concernant l'emploi des personnes handicapées. "Le taux d’emploi direct des personnes handicapées en 2007 – qui ressort en moyenne à 2,9% sur cet échantillon représentatif – masque des écarts importants entre établissements". Les résultats de l'enquête commanditée par l'Agefiph auprès des entreprises de 20 salariés et plus, permet enfin de préciser le paysage de l'emploi des personnes handicapées en France. Une bonne nouvelle car les seuls chiffres dont nous disposions jusque là dataient de... 2005 – soit avant l'application de la nouvelle loi .
Ce chiffre de 2,9% constitue un progrès. Certes faible puisque le taux en vigueur jusque là était de 2,7%, mais indique que la tendance va dans le bon sens. Les actions très énergiques intervenues depuis le 2ème semestre 2008, et qui doivent se poursuivre tout au long de 2009 devraient améliorer encore nettement la situation d'emploi des personnes handicapées.
Les disparités évoquées par l'Agefiph concernant le taux d'emploi dans les entreprises s'apparente à un grand écart : alors que la moitié des entreprises se situent en-dessous de la barre fatidique – et théorique ! - des 6%, 14% se situent au dessus de cette obligation légale. Il reste donc 36% des entreprises épinglées comme mauvaises élèves car elle n'emploient aucun salarié handicapé. C'est en direction de ces entreprises que l'Agefiph déploie toutes ses énergies cette année afin de les informer et de leur proposer des solutions.
Autre bonne nouvelle : "Le travailleur handicapé est de moins en moins défini par son identité personnelle (parcours de vie, vécu du handicap…), et de plus en plus par son identité professionnelle (parcours dans l’emploi, compétences…)", indique encore la nouvelle enquête de l'Agefiph. Si les déclarations des personnes interrogées vont bien dans ce sens, les commentateurs de l'étude restent cependant prudents : "Cette vision professionnellement positive peut être interprétée comme une diminution des préjugés des employeurs, mais aussi comme un discours de convenance visant à nier la différence. Elle est donc à prendre avec précaution."
Manque de candidatures, inadéquation des compétences, manque de conseil ou d'aides financières, les freins évoqués par les chefs d'entreprise pour l'embauche de personnes handicapées sont nombreux. Mais... tous surmontables !
L’étude, commanditée par l’Agefiph, vise à mieux connaître la situation des établissements et leurs mouvements de main d’oeuvre passés et futurs, évaluer leur niveau d’information, leurs politiques et leurs besoins, analyser les freins et leviers à l’embauche et au maintien dans l’emploi, afin d’apporter des réponses plus adaptées aux entreprises et de favoriser ainsi l’emploi des personnes handicapées. L'enquête quantitative réalisée auprès de 1.511 établissements de 20 salariés et plus du secteur privé a été suivie d’entretiens qualitatifs auprès de 15 établissements sur les freins et leviers à l’emploi des personnes handicapées et sur leur perception du handicap.
Tendances n° 12, la lettre des études de l'Agefiph
Quelques extraits ci-dessous...
Ce chiffre de 2,9% constitue un progrès. Certes faible puisque le taux en vigueur jusque là était de 2,7%, mais indique que la tendance va dans le bon sens. Les actions très énergiques intervenues depuis le 2ème semestre 2008, et qui doivent se poursuivre tout au long de 2009 devraient améliorer encore nettement la situation d'emploi des personnes handicapées.
Les disparités évoquées par l'Agefiph concernant le taux d'emploi dans les entreprises s'apparente à un grand écart : alors que la moitié des entreprises se situent en-dessous de la barre fatidique – et théorique ! - des 6%, 14% se situent au dessus de cette obligation légale. Il reste donc 36% des entreprises épinglées comme mauvaises élèves car elle n'emploient aucun salarié handicapé. C'est en direction de ces entreprises que l'Agefiph déploie toutes ses énergies cette année afin de les informer et de leur proposer des solutions.
Autre bonne nouvelle : "Le travailleur handicapé est de moins en moins défini par son identité personnelle (parcours de vie, vécu du handicap…), et de plus en plus par son identité professionnelle (parcours dans l’emploi, compétences…)", indique encore la nouvelle enquête de l'Agefiph. Si les déclarations des personnes interrogées vont bien dans ce sens, les commentateurs de l'étude restent cependant prudents : "Cette vision professionnellement positive peut être interprétée comme une diminution des préjugés des employeurs, mais aussi comme un discours de convenance visant à nier la différence. Elle est donc à prendre avec précaution."
Manque de candidatures, inadéquation des compétences, manque de conseil ou d'aides financières, les freins évoqués par les chefs d'entreprise pour l'embauche de personnes handicapées sont nombreux. Mais... tous surmontables !
L’étude, commanditée par l’Agefiph, vise à mieux connaître la situation des établissements et leurs mouvements de main d’oeuvre passés et futurs, évaluer leur niveau d’information, leurs politiques et leurs besoins, analyser les freins et leviers à l’embauche et au maintien dans l’emploi, afin d’apporter des réponses plus adaptées aux entreprises et de favoriser ainsi l’emploi des personnes handicapées. L'enquête quantitative réalisée auprès de 1.511 établissements de 20 salariés et plus du secteur privé a été suivie d’entretiens qualitatifs auprès de 15 établissements sur les freins et leviers à l’emploi des personnes handicapées et sur leur perception du handicap.
Tendances n° 12, la lettre des études de l'Agefiph
Quelques extraits ci-dessous...
Nature des contrats de travail

L’embauche de salariés handicapés en 2007, a fait le plus souvent suite à une offre d’emploi à laquelle une personne handicapée a répondu (45% des cas) ou à une candidature spontanée
(39%). Des professionnels de l’emploi sont intervenus dans 28% des cas. Même si l’entreprise a une politique volontariste, elle dépend de l’initiative et de la qualité des candidatures des travailleurs handicapés.
Les motifs de départ

Sur trois ans, 32% des établissements ont vu des salariés handicapés quitter l’établissement. Ce chiffre ne tient pas compte des reconnaissances qui n’ont pas été renouvelées au cours de
la période, certaines personnes pouvant perdre ainsi leur statut de travailleur handicapé.
Quels sont, pour l’employeur, les éléments en faveur de l’emploi des personnes handicapées dans l’entreprise ?

Pour près des trois quarts des entreprises interrogées, les personnes handicapées apparaissent comme «des personnes comme les autres», sous réserve que les postes soient aménagés afin d’optimiser leurs compétences.
Parmi les établissements souhaitant embaucher des travailleurs handicapés, près de la moitié aurait besoin d’une aide particulière pour cette embauche : la principale aide souhaitée est de disposer de davantage de candidatures (50%), puis de bénéficier de conseils (38%), d’aides financières (18%) et enfin de tutorat (12%).
Publicité