L'Adapei s'adapte aux handicaps plus lourds (Cholet)

Publié le par octapeh

L'association, bientôt cinquantenaire, accompagne les personnes déficientes. Elle construit un bâtiment pour celles qui ont des handicaps associés.


Entretien avec Alain Revaud, président de la section choletaise de l'Association départementale d'amis et parents d'enfants inadaptés, l'Adapei.


Pouvez-vous nous définir l'activité de l'association ?

Notre vie associative de parents se confond avec la vie associative de l'association départementale. Notre mission est d'être au plus près des familles et d'être un relais entre elles et le siège départemental.

Mais l'association a été créée à Cholet ?

Oui elle a été créée à Cholet il y a cinquante ans. Nous allons fêter l'anniversaire cette année. Elle a grandi avec les enfants. Nous avons maintenant une multitude d'établissements qui correspondent à leur âge et à leur orientation.

De quels types de handicaps s'agit-il ?

Il s'agit de déficience intellectuelle. Au départ, nous avions un agrément pour les enfants déficients légers ou moyens. Plus récemment, l'accueil s'est élargi à des handicaps un peu plus lourds. Nous accueillons des enfants autistes ou présentant des troubles de comportement plus complexes.

L'association rassemble combien de familles ?

Nous avons 200 familles adhérentes, ce qui n'est pas beaucoup par rapport au nombre de personnes accueillies. Nous avions largement plus de 300 familles avant. Il y a un désintérêt pour les associations. Nous n'avons pas suffisamment de jeunes parents pour prendre le relais.

Est-ce qu'il n'y pas chez certaines familles un déni de la déficience ?

Toutes les familles aspirent à ce que leur enfant soit comme les autres, ce qui est tout à fait normal. Mais il faut parfois passer par des établissements spécialisés. Nous avons des structures intermédiaires tels que les Services d'éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) qui permettent de faire la coordination entre les familles et l'école. C'est un accompagnement pour les enfants qui sont en classe d'intégration scolaire (Clis) ou dans les unités pédagogiques d'intégration (UPI).

Peut-on dire que l'association a beaucoup changé depuis les Papillons blancs ?

Nous n'avons pas de structures différentes mais des prises en charge différentes, individuelles. Avant, elles se faisaient en groupe. C'est plus complexe à organiser mais plus efficace pour les personnes accueillies.

Comment allez vous faire évoluer l'Adapei ?

Nous élaborons à peu près tous les cinq ans un nouveau projet associatif qu'on actualise en fonction des besoins. On va redéfinir notre mode d'accueil et de prise en charge en partenariat avec les professionnels. Actuellement, au niveau du Sessad, nous souhaitons aller au-delà de l'agrément actuel. Nous aimerions que ceux qui vont dans un centre d'apprentissage ou de formation professionnelle des adultes puissent bénéficier d'un accompagnement jusqu'à 20 ans et, peut-être, 25 ans.

Vous avez un nouveau bâtiment en construction, ici, à l'institut médico-éducatif du Bordage-Fontaine...

C'est un bâtiment de 700 m2 qui accueillera 25 jeunes, de 14 à 20 ans, avec handicaps associés. Par leur pathologie, ils sont plus difficiles à intégrer dans des groupes ; ils ont besoin d'être pris un peu à part, parce qu'ils ont des troubles de comportement plus forts. Il leur faut des locaux adaptés afin qu'ils ne se mettent pas en danger. Nos locaux étaient davantage adaptés à des personnes ayant des handicaps légers ou moyens : aujourd'hui cette population est moins importante. Ce nouveau bâtiment devrait être terminé fin juin, et disponible pour le 1er septembre.

Recueilli par Michel CAILLARD.
Ouest-France
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Publié dans News régions

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