Alsace - Éducation Le recteur veille à intégrer les élèves handicapés
Jeudi, à Cernay, le recteur, Claire Lovisi, a réaffirmé sa volonté de développer les structures d’accueil des élèves handicapés.
Les visites de terrain, Claire Lovisi le reconnaît : elle adore. Aussi, le recteur de l’académie de Strasbourg n’a pas boudé son plaisir, jeudi matin, lors d’une visite au collège René Cassin, puis au lycée du Bâtiment Gustave-Eiffel, où elle a rencontré les équipes pédagogiques et les élèves des unités pédagogiques d’insertion (UPI). Une visite de trois bonnes heures pour mieux connaître les réalités de l’enseignement, en établissement ordinaire, à destination des jeunes handicapés. Il a d’abord été question des UPI, petites structures au sein desquelles un ensemble d’intervenants assure finalement un enseignement quasi individualisé. « En collège, c’est en quelque sorte un nid. Il s’agit de protéger le jeune et de lui permettre de grandir à travers une vie sociale. Il lui faut acquérir savoir-être et savoir », a ainsi expliqué Michèle Erny, responsable de l’UPI au lycée, où « l’élève trouve les moyens d’aller faire son nid ailleurs. Au lycée, on l’aide à construire son projet individuel. »
Cette intégration des élèves présentant des handicaps cognitifs passe aussi par l’apprentissage, via le dispositif Sarah (Service d’accompagnement régional des apprentis handicapés). À Cernay, comme ailleurs, ses intervenants ont ainsi pu constater que les jeunes parviennent souvent à surmonter leur handicap pour décrocher des contrats d’apprentissage qui, ensuite, débouchent sur un emploi.
« Cette multiplicité des pistes, par un suivi individuel des élèves, est la clé du succès », s’est félicité Claire Lovisi, soulignant que le nombre d’UPI en Alsace, actuellement de 32, passera à 38 à la prochaine rentrée, soit quelques 300 places.