Des moyens contre le handicap

Publié le par octapeh


Au collège de Navarre à Evreux, Luc Chatel est venu s'imprégner de la réalité du terrain (photo Sylvain Fillastre)

EDUCATION.En visite hier à Evreux, le ministre de l'Education a affirmé que jamais l'Etat ne s'est autant impliqué dans l'accueil des enfants handicapés en milieu scolaire.

 

Deux jours après la signature dans le département de l'Eure, de la première convention en France liant l'Education nationale à une association régionale de parents d'enfants handicapés pour le recrutement d'auxiliaires de vie scolaire (AVS) en fin de contrat, le ministre de l'Education est venu réaffirmer hier à Evreux, l'importance que revêt pour le gouvernement l'intégration de ces enfants en difficulté dans le milieu scolaire.
« Avec 17 200 postes en équivalent temps plein, plus les 5 000 que nous allons créer, il n'y aura jamais eu autant d'AVS dans les écoles », a insisté Luc Chatel, répondant ainsi aux critiques formulées ici ou là, notamment dans le Lot-et-Garonne où la mère d'un garçon de 3 ans a porté plainte pour non-respect de la loi de février 2005 obligeant l'Education nationale à accueillir les enfants handicapés. Ce texte répond à deux objectifs majeurs : assurer l'intégration des publics fragiles à l'école républicaine et à ses valeurs, et faire en sorte que les enfants qui ne connaissent pas ces difficultés, soient confrontés à la différence et apprennent à vivre avec. « Cela concourt à leur ouverture d'esprit », a déclaré Luc Chatel. Venu rencontrer des enseignants, chefs d'établissements, auxiliaires de vie scolaire et représentants de parents handicapés à l'école Michelet de la Madeleine et à l'Unité Pédagogique d'Intégration (UPI) du collège de Navarre, le ministre a annoncé l'ouverture de 200 UPI supplémentaires dès cette année, avec un objectif de 2000 en 2010 sur le territoire national.
Sa visite avait également pour objet de dédouaner le gouvernement de tout soupçon de désengagement de l'Etat grâce à la signature de conventions avec les associations de parents d'enfants handicapés. La première a été paraphée mardi dans l'Eure, la seconde dès le lendemain en Seine-Maritime, faisant de la Haute- Normandie une région en pointe dans ce domaine. Il ne s'agit, a t-il assuré, que de garantir la poursuite d'emplois aidés qui arri- vaient à terme, et qui ne pouvaient être renouvelés pour des raisons juridiques.
« Dans l'immédiat, nous allons signer 30 à 40 contrats sur les deux départements, une centaine avant la fin de l'année », indique Michel-Edouard Doucet, président de l'URAPEI (Union régionales des associations de parents de personnes handicapées mentales et leurs amis). Les salaires, charges et frais de formation, seront assurés par l'Education nationale. Mais rien ne dit que cela va durer. Sur ce point, comme sur la formation des AVS et la professionnalisation de leur fonction, l'Etat et les associations seront à n'en pas douter amenés à se revoir…
Franck Boitelle




 

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Article paru le : 11 septembre 2009

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Publié dans Emploi

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