Handicap : les Papillons blancs veulent créer un nouveau Centre d'aide par le travail

Publié le par octapeh

Douai .vendredi 30.05.2008, 08:55 - La Voix du Nord

Deux cent cinquante salariés de l'association Les Papillons blancs du Douaisis, (aide aux parents d'enfants inadaptés), se sont réunis, mercredi 21  mai, au théâtre de Douai. Coup de projecteur sur les projets de l'association.

Les Papillons blancs du Douaisis ne manquent pas de projets. Pourtant, deux difficultés majeures font obstacle : « Les financements et le foncier de plus en plus rare et cher. » Cependant, l'association d'Aide aux parents d'enfants inadaptés ne baisse pas les bras. Celle-ci souhaite créer un nouveau Centre d'aide par le travail (CAT) avec de nouvelles activités de production. Les Papillons blancs ont fait une demande à la Communauté d'agglomération du Douaisis (CAD). L'association attend toujours une réponse. Joint par téléphone, Jean-Jacques Delille, président de la CAD, explique : « C'est un projet intéressant pour lequel il faut que l'on trouve une solution en terme d'emplacement. Certes, un CAT va créer de l'emploi, mais doit-on installer cette structure qui ne rapporte pas de taxe professionnelle dans une zone d'activité faite pour cela ? La question n'est toujours pas tranchée. J'espère pouvoir en discuter avec eux et trouver une solution au mois de juin. » Les Papillons blancs souhaitent aussi construire une résidence pour travailleurs en CAT dans la future zone résidentielle du Raquet, afin de pallier le manque de logements et remplacer la résidence des Buissons ardents située à Douai-Dorignies.

« Cela permettrait d'accueillir une vingtaine de personnes handicapées supplémentaires », argumente Philippe Richard, directeur général des Papillons blancs du Douaisis. « Sur le principe, nous n'avons pas d'objection, indique Jean-Jacques Delille. Mais c'est plus compliqué car la réalisation de cette zone n'est pas encore commencée. Le début des travaux est prévu pour le premier semestre 2009. »

Accueillir des enfants autistes

D'autres projets sont cependant en passe d'aboutir. Notamment en ce qui concerne l'autisme. Dix places supplémentaires seront créées à l'institut médico-éducatif d'Émerchicourt, dont cinq cette année et cinq autres en 2009. Philippe Richard attend également beaucoup du plan autisme annoncé par le gouvernement. « C'est indispensable. La liste d'attente est trop longue pour obtenir des places. En France, nous sommes terriblement en retard. » L'association entend bien faire bouger les choses. Cependant, là encore, les financements manquent. « Nous avons tous les agréments pour créer un CESAD autisme, souligne Philippe Richard. Seulement voilà, ce n'est pas encore ouvert faute de financements. » Ce projet consiste à créer un service de prestations à domicile pour trente enfants autistes de 3 à 6 ans. Une quinzaine de postes (orthophonistes, d'ergotérapeuthes, etc.) seront nécessaires. Le même problème se pose pour la création d'un foyer d'accueil médicalisé d'une quarantaine de places pour adultes handicapés mentaux. « On attend également des financements pour ouvrir en 2009.  » •

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Publié dans News régions

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