Formation professionnelle et Europe sociale au programme de la semaine sociale
Les députés poursuivent de leur côté lundi l'examen marathon du projet de loi sur la réforme controversée de la représentativité et du temps de travail, en vue d'un vote mardi.
Mercredi, une conférence de concertation sur le Revenu de solidarité active (RSA) réunissant Etat, collectivités locales, partenaires sociaux, associations et bénéficiaires doit permettre de régler les "points délicats" de sa mise en oeuvre, selon le Haut Commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch.
Des choix devraient notamment être faits sur l'articulation avec la Prime pour l'emploi (PPE).
Un conseil d'administration de l'instance provisoire ANPE-Assedic est aussi prévu mercredi, moins de six mois avant la naissance programmée de l'organisme unique chargé d'assurer le placement des chômeurs et leur indemnisation.
Jeudi se tiendra, en présence de la ministre de l'Emploi Christine Lagarde et de son secrétaire d'Etat Laurent Wauquiez, une conférence Etat-syndicats-patronat-régions sur la formation professionnelle, chargée de fixer les grands axes de la future réforme et de définir ce qui dépendra de la loi d'un côté et d'une négociation syndicats-patronat à l'automne de l'autre.
Un groupe de travail a déjà exploré diverses pistes. Si la baisse de la taxe de 0,9% de la masse salariale prélevée sur les entreprises pour financer les plans de formation ne fait pas l'unanimité, celle du nombre d'organismes collectant les cotisations (Opca), une centaine aujourd'hui, semble plus consensuelle.
Pour M. Wauquiez, il faut cibler la formation sur les "publics qui en ont besoin" comme les seniors, réduire les frais de gestion et avoir une "logique plus territoriale".
L'assurance maladie et les syndicats de médecins libéraux entament jeudi une négociation concernant les honoraires, la répartition géographique des professionnels de santé ou encore un projet de contrat individuel rémunérant en partie les médecins en fonction de leurs "résultats" en matière de prévention ou de prescription de médicaments génériques.
Les deux principaux syndicats de médecins libéraux, MG France et la CSMF, sont opposés à ce projet.
Le Conseil de l'assurance maladie souhaite lui "une meilleure régulation des dépassements d'honoraires", qui ont beaucoup crû depuis 10 ans, et "une meilleure répartition" des médecins, en particulier en faveur des zones rurales ou des banlieues pauvres.
Le tribunal des référés de Paris décidera jeudi de donner suite ou non au plan social de la banque d'affaires Natixis prévoyant 850 suppressions de postes, mais qui, selon le comité central d'entreprise, est contraire à un accord avec la direction garantissant des effectifs constants jusqu'à fin 2009.
Jeudi et vendredi enfin, dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne, les ministres du Travail et des Politiques sociales des 27 Etats membres seront à Chantilly pour une réunion informelle, présidée par le ministre français du Travail Xavier Bertrand.
Ils devraient discuter d'un projet de directive concernant la lutte contre les discriminations pour raisons d'âge, de handicap, d'orientation sexuelle ou de religion.
M. Bertrand souhaite que l'Europe "parle aux travailleurs", grâce à un "agenda social rénové". La CFDT juge toutefois que les propositions françaises pour l'UE "manquent de souffle et d'ambition sur le plan social".