Plus de 40.000 contrats aidés pour l'accompagnement des élèves handicapés
Le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a précisé mercredi devant l'Assemblée nationale que "plus de 40.000" contrats aidés seraient "réservés au sein de l'Education nationale à l'accompagnement des élèves en situation de handicap".
Mardi, Nicolas Sarkozy a annoncé la création de 100.000 contrats aidés supplémentaires, portant à 330.000 leur nombre total en 2009.
Souhaitant ne "pas retomber dans les errances d'un traitement social du chômage", M. Wauquiez a expliqué que ces contrats nécessitaient un "vrai accompagnement" et devaient "aller à ceux qui en ont vraiment besoin".
Des "réunions de travail, notamment avec le service public de l'emploi" ont été "enclenchées dès cette semaine pour voir comment répondre à la commande du président" sur les dispositifs d'accompagnement et de formation des bénéficiaires de contrats aidés, a-t-il précisé à l'AFP.
"Notre logique, c'est de réfléchir sur quoi ça peut déboucher ensuite en termes d'emploi", a-t-il poursuivi. Voulant "faire une évaluation du coût des formations qui sont peut-être nécessaires avant-même le contrat aidé", M. Wauquiez a souhaité que le bénéficiaire "puisse continuer à accéder à son conseiller pendant la durée de son contrat aidé".
On fait de ces contrats "un outil actif de politique de l'emploi là où avant c'était une manière de faire du chiffre", a-t-il affirmé.
"Je ne veux pas refaire les emplois jeunes qui ont bénéficié à des jeunes qui auraient pu trouver un emploi par ailleurs", a-t-il dit, ajoutant qu'il fallait que ces contrats se concentrent sur de "vraies missions".
Dans cet objectif, il a précisé que 42.500 emplois aidés seront "réservés au sein de l'Education nationale à l'accompagnement des élèves en situation de handicap".
Les autres secteurs qui devraient surtout en bénéficier sont les associations, le médico-social, et "plus particulièrement les maisons de retraite" ainsi que "certaines tâches à l'hôpital", a-t-il précisé, sans donner de détails chiffrés mais insistant sur la nécessité d'une "vraie formation".
Selon lui, en septembre 2007, 35% des gens en contrat aidés dans l'Education nationale étaient dans l'attente d'une formation. "On a réussi à ramener, à la rentrée 2008, ce chiffre à 5%", s'est-il félicité.