HD Assurances met l'accent sur la formation interne
QUATRE personnes handicapées ont été recrutées à des postes administratifs et de communication. C'était il y a trois ans. Hubert Derai, le PDG de HD Assurances Courtage (80 personnes), reçoit un représentant de l'association Cap Emploi venu sensibiliser l'entreprise au travail des handicapés.
Au début, il est sceptique. « Comme beaucoup de gens, j'avais des préjugés. Je voyais le salarié handicapé comme une contrainte difficile à gérer. » Finalement, il se laisse convaincre et embauche une première candidate à un poste de conseillère téléphonique. L'intégration se déroule bien et l'employée recrutée donne toute satisfaction.
Aujourd'hui, l'entreprise compte quatre salariés handicapés à des postes administratifs ou de communication (production de contrat, remboursement santé, conseil téléphonique). La dernière embauchée est même responsable du service courrier, un rôle très important dans une société qui opère par correspondance. Leur handicap n'a aucun impact sur le travail quotidien. Mieux encore, pour Hubert Derai ces personnes ont changé l'ambiance dans les bureaux où elles travaillent. « Elles ont ouvert l'esprit de leurs collègues et leur ont appris à relativiser les petits tracas quotidiens. »
Même si aucun aménagement de poste n'a été nécessaire, ces salariés ont dû bénéficier d'un effort de formation spécifique important car aucun ne possédait les compétences techniques requises. Chacun d'eux a été assisté d'un tuteur, nommé en interne, chargé de le guider dans son intégration.
Aide financière
L'employée au remboursement santé a, par exemple, été formée un mois au logiciel de gestion de l'entreprise et aux procédures administratives à suivre face aux différents prestataires de santé. Au total, sa prise de poste aura duré six mois. Un investissement en temps compensé en partie par une aide financière non négligeable de l'Agefiph (aide au tutorat, prime à l'embauche...).
Au bout du compte, quatre salariés bien intégrés et une entreprise qui ne paye plus de pénalités. « Lorsque nous n'avions aucune personne handicapée, nous devions régler environ 16 000 euros par an à l'Agefiph », précise Hubert Derai. Désormais, tous les recrutements de l'entreprise sont ouverts aux candidatures de handicapés.